Pour une gestion durable des réseaux d’eau potable et d’assainissement

La communauté de communes Loches Sud-Touraine a cartographié tous ses réseaux d’eau potable et d’assainissement. Objectif : mieux les connaître pour mieux les gérer.

En 2012, lorsque la communauté de communes Loches Développement* prend la compétence « Eau potable et assainissement », les plans des réseaux des 22 communes étaient sur papier. La connaissance était dispersée ou inexistante. Des agents qui connaissaient certains secteurs partaient en retraite. A cela s’ajoutaient des obligations réglementaires. Il fallait donc harmoniser la connaissance sur l’ensemble du territoire et mettre en place une gestion à long terme.

La communauté de communes a donc cartographié ses réseaux pour mieux les connaître et améliorer leurs rendements. Elle a mis en place un Système d’information géographique (SIG) qui capitalise toutes les informations sur les réseaux d’eau potable et d’assainissement. Il répertorie le tracé des canalisations, leur état, leur diamètre, l’année de leur installation et leur matière. Une information utile car pour des raisons de santé publique, il faut identifier les canalisations en PVC d’avant 1980. Elles sont à l’origine de résidus de chlorure de vinyle monomère dans l’eau potable, nocif pour la santé.

Les services ont saisi les données existantes et collecté les données manquantes. Au quotidien, lorsqu’un agent fait une intervention sur le réseau, il émet une fiche descriptive enregistrée dans le SIG. Aujourd’hui, la collectivité s’appuie sur cette bonne connaissance pour, à terme, modéliser les réseaux, sectoriser le réseau d’eau potable et renouveler progressivement les canalisations défectueuses.

* Au 1er janvier 2017, la communauté de communes Loches Développement (22 communes) a fusionné avec d’autres groupements de communes pour devenir la communauté de communes Loches Sud Touraine (68 communes).

Image d'illustration

A. Colineau

© Jean-Louis Aubert

Antoine Colineau, directeur du service Eau potable et assainissement, communauté de communes Loches Sud Touraine

Plus de 8000 points GPS ont été enregistrés pour 700 km de réseaux d’eau potable et 193 km de réseaux d’assainissement. Ce travail de fourmis sur 22 communes en zone rurale nous a permis d’améliorer notre connaissance. Il se poursuivra à terme sur les autres communes de Loches Sud Touraine.

Gestion durable des réseaux d’eau potable et d’assainissement - Communauté de communes Loches Sud Touraine (37)

Vidéo - Gestion durable des réseaux d’eau potable et d’assainissement - Communauté de communes Loches Sud Touraine (37)

La communauté de communes Loches Sud-Touraine a réalisé un état des lieux fin de ses réseaux d’eau potable et d’assainissement. Objectif : mieux les connaître pour mieux les gérer. Lauréat des trophées de l'eau Loire-Bretagne 2017

juin 2017

© C tout vu - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Voix off : « Eviter les pertes d’eau sur le réseau d’eau potable, limiter le gaspillage ou encore réduire les risques de pollution, tels sont les objectifs de la communauté de commune Loche Sud Touraine. Seulement voilà, en zone rurale, la connaissance du réseau est quelques fois dispersée, parcellaire, ou juste dans la mémoire des anciens. Il a donc fallu cartographier précisément pour harmoniser la connaissance du réseau sur l’ensemble du territoire. »

Gilbert SABARD, vice-président de la Communauté de communes Loches Sud Touraine : « Quand la Communauté de communes, en 2012, a pris les compétences de l’eau et de l’assainissement, nous avons donc rattaché 20 communes. On avait tout sur papier et on avait certains agents qui connaissaient bien les secteurs, et tout dans ce domaine là, mais qui ont fait valoir leur droit à la retraite. Tout ça, c’est dans leur mémoire qu’ils emportent avec eux. Nous avons donc travaillé harmonieusement sur tout le territoire pour mettre un schéma directeur pour l’avenir. La préparation de ce schéma s’est faite bien sûr entre les élus et les directeurs des services de l’eau et d’assainissement. Ce SIG va nous permettre d’avoir un outil sur tout l’ensemble de nos communes. On pourra mieux capter les fuites, ce qui permettra aussi de bien réfléchir pour les futurs investissements dans les années à venir. »

Florent MAGNELLI, agent exploitation Eau et Assainissement : « Le SIG c’est un système d’informations géographiques. Là par exemple nous avons une vue d’ensemble des 25 communes du Syndicat qui est représenté ici par le réseau d’eau potable. Donc là, on a caché l’eau potable et plus on zoome, plus on va avoir une vue précise du réseau d’assainissement sur une commune. Toutes les informations sur la conduite sont renseignées avec la localisation, vous pouvez voir ici, de la fuite. C’est un travail de longue haleine, donc depuis juin 2014, on a pris avec le matériel GPS toutes les vannes, les tampons d’assainissement, etc. Là par exemple on peut voir une vanne de sectionnement ainsi que certains branchements lorsque nous les avons. C’est vraiment un logiciel après qui est complété, et qui est mis à jour petit à petit. »

Laurent BREJARD, chef d’équipe eau potable et assainissement : « On vient de réparer une fuite, une canalisation de fonte qui était cassée. Le formulaire sert à répertorier nos fuites pour les mettre dans le SIG. »

Antoine COLINEAU, directeur adjoint du service Eau potable et Assainissement : « Tout d’abord, on a fait le choix d’un logiciel, donc d’un SIG spécifique eau potable et assainissement, et, par la suite, nous avons missionné un agent pendant une période d’à peu près 2 ans et demi pour collecter les informations sur le terrain, avec la réalisation de mesures GPS sur l’ensemble des organes des réseaux d’eau potable. Et aussi, sur la partie assainissement, on l’enrichit au jour le jour. C’est un travail vraiment continu, c’est maintenant notre objectif, c’est-à-dire de déterminer un programme d’investissement de renouvellement des canalisations et de l’améliorer avec les données et les informations qu’on a pu collecter depuis la mise en place de ce SIG. »

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