Restaurer les milieux aquatiques et la biodiversité

Continuité écologique restaurée, solutions fondées sur la nature privilégiées, zones humides régénérées : partout sur le bassin Loire-Bretagne, les collectivités se mobilisent pour redonner aux milieux aquatiques leurs fonctionnalités dans un contexte de changement climatique. Ces retours d'expériences, portés par des acteurs de terrain, illustrent des solutions concrètes et duplicables pour préserver les milieux aquatiques, littoraux et marins et la biodiversité associée, avec le soutien technique et financier de l'agence de l'eau Loire-Bretagne.

Vidéos de retours d'expériences

Restauration de la continuité écologique au moulin du Battereau à Cloyes-Les-Trois-Rivières

Comment un syndicat de rivière restaure la continuité écologique d'un cours d'eau et lui redonne vie. Sur le bassin versant du Loir, qui s'étend sur 119 communes et près de 500 kilomètres de cours d'eau en Eure-et-Loir, le Syndicat Mixte d'Aménagement et de Restauration des bassins du Loir et de l'Eure amont (SMAR 28) a engagé, depuis 2022, un vaste programme d'effacement d'ouvrages obsolètes. Au moulin du Battereau, à Cloyes-Les-Trois-Rivières, 3 vannages vétustes ont été supprimés, libérant l'écoulement de l'eau et des sédiments et permettant la restauration des habitats aquatiques ainsi que la préservation d'une roselière remarquable. Résultat : 10 kilomètres de libre circulation piscicole retrouvés, un indice poisson rivière amélioré de 1 à 2 classes de qualité et 12 espèces végétales patrimoniales recensées, pour un montant de travaux de 196 700 euros financés à 80 % par l'agence de l'eau Loire-Bretagne.

Restauration de la continuité écologique au moulin du Battereau à Cloyes-Les-Trois-Rivières

Vidéo - Restauration de la continuité écologique au moulin du Battereau à Cloyes-Les-Trois-Rivières

octobre 2025

© Une image à part - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Restauration de la continuité écologique au moulin du Battereau à Cloyes-Les-Trois-Rivières
Syndicat Mixte d’Aménagement et de Restauration des bassins du Loir et de l’Eure amont en Eure-et-Loir

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« Ici, on se situe au moulin de Battereau, où le syndicat a supprimé 3 vannages, pour restaurer la continuité écologique. »

Voix Off
Entre les grandes cultures de la Beauce et le bocage du Perche, le SMAR 28, 119 communes, un peu moins de 100 000 habitants, gère près de 500 kilomètres de cours d'eau sur le bassin versant du Loir.

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« Sur le Loir aval, on a un moulin tous les kilomètres. Les ouvrages créent des obstacles à la continuité écologique, favorisent en fait une rétention d'eau artificielle propice au réchauffement des eaux avec une dégradation de leur qualité. »

Voix Off
Alors, pour restaurer la continuité écologique, les travaux ont été lancés en 2022, à Cloyes-Les-Trois-Rivières, au sud du département. Au moulin du Battereau, 3 ouvrages ont été effacées.

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« Ici, il y avait 3 vannages au niveau du ponton, fermés constamment, ils commençaient à être vétustes. »

Hubert Mauroy - Propriétaire du moulin du Battereau
« Un vannage, c’est un entretien, c'est une charge de tous les jours, il faut gérer le niveau de l'eau.Quand le moulin ne fonctionne plus, ça n'a plus aucun intérêt. »

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« Les 3 vannage ont été supprimés, permettant le libre écoulement de l'eau, des sédiments. »

Voix Off
Conséquence : à 2 kilomètres, en amont des vannages, au moulin de Courgain, le niveau d’eau a baissé, mécaniquement, d’un  mètre. Le lit du Loir, et la lame d’eau ont été resserrés avec l’aménagement de nouveaux îlots et la création de banquettes. Des passages ont été créés pour les pêcheurs, et des abreuvoirs installés.

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« L'action du syndicat, ici, ça a été de restaurer les habitats plus propices aux espèces naturelles de poissons. Les îles se sont bien végétalisées, avec des saules, des iris. »

Voix Off
Autre chantier dans ce périmètre, à la Guimande, une Île entre les 2 bras du Loir. Au cœur d’une zone Natura 2000, une vaste roselière a été restaurée.

Juliette Pierrot - Chargée de mission faune et flore - Association Eure-et-Loir Nature
« C'est une des plus grandes roselières, connue à ce jour dans la vallée du Loir. C'est un milieu très intéressant car il héberge beaucoup d'espèces spécifiques et patrimoniales. Hop, je l’ai eu. C’est un agrion à larges pattes. Avant les travaux, l'objectif, c'est d'inventorier les espèces à enjeux et de faire des préconisations pour que le SMAR 28 puisse les protéger, et préserver les espèces et les milieux. Ça a été de maintenir le milieu ouvert et éviter l'implantation de jeunes arbres qui transformeraient petit à petit le milieu en forêt. »

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« La rivière ne peut être fonctionnelle, que si on intervient également sur l'ensemble du lit majeur et de ses abords. »

Isabelle Méresse - Chargée d'intervention - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« On considère que 30 % du débit des rivières va disparaître suite au changement climatique, donc le maintien de cette roselière, ce milieu humide est très important. »

Voix Off
Coût des travaux : 196 700 euros, financé à 80 % par l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Hubert Mauroy - Propriétaire du moulin du Battereau
« Pour moi, c'était transparent. Ça ne m’a rien coûté du tout. »

Patrick Martin - Président - SMAR Loir & Eure 28
« Dans tous les projets que l'on porte, l'agence de l'eau Loire-Bretagne, c'est notre partenaire privilégié. L'accompagnement technique, financier, c'est le pilier. »

Philippe Vigier - Député d’Eure-et-Loir
« L'écologie est un enjeu qu'il faut relever avec intelligence, avec créativité. Il faut le faire de façon la plus concertée possible. Il n'y a pas de dogme écologique, au contraire, il n'y a que des solutions écologiques. Et ces solutions, on est capable de les porter, si tant est qu'on a envie de fédérer, qu'on va chercher les financements. Et ce n'est pas toujours facile. »

Voix Off
Après ces premiers effacements d’ouvrages sur le Loir, la libre circulation a été rétablie sur 10 km. De nouvelles espèces, comme l’anguille sont désormais pêchées. L’indice poisson rivière s’est amélioré de 1 à 2 classes de qualité. Pour la flore, 12 espèces patrimoniales ont été recensées.

Isabelle Méresse - Chargée d'intervention - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« Le bilan est très positif. On part d’une eau de qualité médiocre, pour arriver à une eau désormais de qualité bonne. »

Hubert Mauroy - Propriétaire du moulin du Battereau
« On voit les fonds, l'eau est transparente, on voit que l'herbe repousse, c'est beaucoup plus joli. »

Juliette Pierrot - Chargée de mission faune et flore - Association Eure-et-Loir Nature
« C'est un milieu qui est globalement en bonne santé, on a par exemple le busard des roseaux, une bonne nouvelle pour la biodiversité, c'est une espèce protégée, qui est assez rare. »

Isabelle Méresse - Chargée d'intervention - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« On est vraiment dans les enjeux majeurs de l'agence : restauration de la continuité, restauration hydromorphologique, préservation des milieux humides, de la biodiversité. »

Céline Morin - Directrice du SMAR Loir & Eure 28  - Animatrice du contrat territorial Loir amont
« Les élus ont décidé d'investir en achetant des zones humides, sur des secteurs de tête de bassin, qui sont les châteaux d'eau de nos cours d'eau et de préserver ces milieux fragiles. »

Patrick Martin - Président - SMAR Loir & Eure 28
« C'est une évidence. La continuité écologique, on ne peut guère faire autrement. Donc, il faut absolument mener ce combat-là. On voudrait arriver à la totalité du Loir bien entretenu et remis en état. Et on essaie d’amener le même projet sur l’Eure. »

Philippe Vigier - Député d’Eure-et-Loir
« Le Syndicat Mixte d'Aménagement de Rivière a démarré sur 70 communes et s'étend maintenant sur plus de 150 communes, parce que son savoir-faire, son expertise est reconnu. »

Patrick Martin - Président - SMAR Loir & Eure 28
« On a réussi à préserver un environnement et le but est surtout de le transmettre aux générations futures. »

Les solutions fondées sur la nature (SFN) pour s'adapter aux défis climatiques (Lathan - 49)

Comment un chantier de restauration transversal redonne vie à une rivière entièrement canalisée dans les années 80. Sur le bassin versant de l'Authion, affluent de la Loire à l'est d'Angers, 1 500 km² et 1 280 km de cours d'eau, le Lathan avait été élargi et approfondi pour l'irrigation agricole et la lutte contre les inondations, au prix d'une dégradation profonde du cours d'eau. Depuis 2017, sur 1,8 km, deux clapets régulateurs ont été supprimés, les berges retalutées et végétalisées, et treize radiers aménagés pour remonter la ligne d'eau et recréer de petites zones humides. Ce chantier innovant, mené en concertation avec agriculteurs, forestiers, riverains et élus, adopte une approche transversale associant qualité et quantité de l'eau, continuité écologique et biodiversité. Coût des travaux : 120 000 €, financés à 80 % par l'agence de l'eau Loire-Bretagne, avec de nouveaux chantiers déjà à l'étude sur 10 kilomètres en aval.

Les solutions fondées sur la nature (SFN) pour s'adapter aux défis climatiques

Vidéo - Les solutions fondées sur la nature (SFN) pour s'adapter aux défis climatiques

janvier 2023

© Une Image à part - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Les solutions fondées sur la nature (SFN) pour s’adapter aux défis climatiques (Lathan / Maine-et-Loire)

Voix-off
Des forêts, un territoire agricole spécialisé dans les semences et 1280 kilomètres de cours d'eau. À l'est d'Angers, le bassin versant de l’Authion, un affluent de la Loire : c'est une zone de 1 500 kilomètres carrés et des chantiers en cours pour faire face au dérèglement climatique.

Au cœur de ce territoire, le Lathan, 62 kilomètres. Dans les années 80, cet affluent de l'Authion a été canalisé pour limiter les risques d'inondations et surtout pour irriguer les terres agricoles.

Ralph Clarke, coordinateur Pôle Milieux Aquatiques & Technicien rivières - Syndicat mixte du bassin de l’Authion et de ses affluents
« On a un plan d'eau qui est situé en amont, qui fait 5 millions de mètres cubes. Et on a voulu que l'eau soit disponible plus rapidement en aval. On a transformé la rivière en autoroute, on l'a élargie, on l'a approfondie. Du coup, on a complètement déstructuré les rivières. »

Voix-off
Bilan : des pollutions diffuses, un déficit hydrologique, bref, des cours d'eau dégradés.

Les travaux

Voix-off
En 2017, le chantier a démarré sur 1,8 km, deux clapets régulateurs ont été supprimés, les berges écrasées et les banquettes végétalisées.

Ralph Clarke, coordinateur Pôle Milieux Aquatiques & Technicien rivières - Syndicat mixte du bassin de l’Authion et de ses affluents
« Les deux clapets ont été abaissés un an avant, donc justement pour que la rivière se redessine. Et après, on a aménagé treize radiers sur le site qui permettent de remonter la ligne d'eau. Toutes les berges ont été retalutées. On le voit, les banquettes aujourd'hui, elles sont végétalisées, on se retrouve avec des petites zones humides. »

Le bilan

Voix-off
Ici, pour rétablir la continuité écologique, 120 000 € ont été investis. 80 % des travaux ont été financés par l'agence de l'eau Loire-Bretagne, pour ce chantier innovant et transversal.

Pascal Boniou, chargé du suivi de contrats territoriaux et biodiversité - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« Ce qui est transversal, c'est qu'on va s'intéresser aux milieux aquatiques, à la morphologie du cours d'eau, à sa continuité écologique, mais aussi à la qualité de l'eau, à la quantité de l'eau, les inondations, les crues, mais aussi et surtout les étiages. Et puis la biodiversité qui va aller avec, qui va être le marqueur de la bonne fonctionnalité du cours d'eau.
Là, on regarde tout en même temps avec tous les acteurs, les usagers. »

Agriculteurs, forestiers, riverains, élus ont été associés à ce projet, parce que la restauration des cours d'eau, l'aménagement de bassins passe forcément par la concertation.

Fabienne KERVAREC, sociologue
« Le partage des connaissances, le partage des visions et des regards est fondamental. Et la concertation, c'est ce que ça apporte. En fait, ça concourt à une dynamique de territoire, à une démarche partenariale. Dans le contexte du changement climatique, qui est susceptible d'apporter une plus grande incertitude encore, le rôle de la connaissance et du partage de la connaissance et de la circulation de cette connaissance entre les acteurs va être d'autant plus important. »

Les perspectives

Voix-off
Permettre à la nature de reprendre sa place, voilà la clé pour s'adapter à l'évolution climatique, pour gérer la qualité et surtout désormais, la quantité de l'eau.

Martin GUTTON, Directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne
« Les solutions fondées sur la nature qu'on prône peuvent avoir un effet vertueux à la fois sur la quantité et sur la qualité de l'eau. C'est véritablement notre orientation. Et donc, plus que jamais, l'Agence de l'eau met en œuvre tous ses moyens pour accompagner les acteurs de terrain qui porteront des actions sur le sujet. »

Voix-off
Ici justement, de nouveaux chantiers sont à l'étude sur dix kilomètres en aval. Objectif : poursuivre le rétablissement de la continuité écologique et retrouver des zones naturelles d'expansion de crues.

Restauration de l'Ouin et de ses zones humides à la Petite-Boissière

Comment un travail de restauration mené en concertation avec les agriculteurs redonne vie à un petit cours d'eau et à ses zones humides. Au nord-ouest des Deux-Sèvres, sur le bassin versant de l'Ouin, plus petit affluent de la Sèvre Nantaise rectifié et recalibré dans les années 80 pour le drainage agricole, l'Établissement Public Territorial du Bassin de la Sèvre Nantaise a engagé en 2021 un chantier de restauration sur plus de douze hectares, à La Petite-Boissière. Bâti en concertation avec les collectivités, les habitants et les agriculteurs du territoire, le projet a permis de réduire et rehausser le lit du cours d'eau sur 500 mètres, de diversifier les zones humides attenantes et de créer ou restaurer quatre mares, le tout ceinturé par plus d'un kilomètre de nouvelles clôtures et haies bocagères. Coût total du chantier : 132 000 €, financé à 50 % par l'agence de l'eau Loire-Bretagne.

Restauration de l'Ouin et de ses zones humides à la Petite-Boissière

Vidéo - Restauration de l'Ouin et de ses zones humides à la Petite-Boissière

octobre 2023

© Une Image à part - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise pour la restauration et la valorisation de l’Ouin et de ses zones humides - La Petite-Boissière (Deux-Sèvres) - Mention spéciale « Changement climatiques »

[Musique]

Voix-off :
Au Nord-Ouest des Deux-Sèvres, la Petite-Boissière est une zone de polyculture et d'élevage baignée de cours d'eau, au cœur de prairies humides. Dans les années 80, sur le bassin versant de l'Ouin, le plus petit affluent de la Sèvre Nantaise, 34 kilomètres, les cours d'eau ont été rectifiés, recalibrés notamment pour le drainage agricole.

Anthony Thomas, Ingénieur - Établissement Public Territorial du Bassin de la Sèvre Nantaise
« Les connexions, notamment entre le cours d'eau et les milieux humides, étaient très dégradées, ça impacte la biodiversité. Et ça peut également participer à une forme d'assèchement des terrains autour. »

Voix-off :
Alors, en 2021, un chantier a été lancé sur plus de douze hectares pour restaurer l’Ouin et les zones humides.

Avec quelles actions ?

Voix-off :
Premier chantier, réduire et rehausser le lit de l’Ouin sur 500 mètres, avec un objectif, restaurer des habitats aquatiques et humides.

Muriel Ribeyrolles, Technicienne - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« Avant ça mesurait 3 mètres et maintenant 1 mètre 50, il y a une banquette qui a été créée, qui part de là-bas où on voit les premiers branchages, les limons viennent se piéger dedans. »

Nathalie Fricaud, Chargée d'interventions milieux aquatiques et biodiversité - Agence de l’eau Loire Bretagne
« Redimensionner le cours d'eau comme ça, permet une meilleure oxygénation. Ça va aider à une meilleure qualité physico-chimique. On va réalimenter les zones humides attenantes. »

Voix-off :
Sur les zones humides, un gros travail de terrassement, a été effectué avant la création d'un boisement spécifique.

Muriel Ribeyrolles, Technicienne - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« Donc ici, on était sur une zone humide à joncs diffus, monospécifique. Et nous, on a diversifié la zone humide pour qu'elle joue pleinement son rôle de zone humide tampon, d'éponge qui va retenir l'eau et épurer l’eau. »

Voix-off :
Enfin, quatre mares ont été créés ou restaurées sur cette zone désormais ceinturée par plus d'un kilomètre de nouvelles clôtures et de haies bocagères.

La concertation

Voix-off :
Ce chantier, porté par l’EPTB Sèvre Nantaise, a été bâti avec les collectivités, les habitants et les agriculteurs. Antoine Pasquier est éleveur de bovins viande en bio, propriétaire exploitant, gestionnaire de ces nouvelles zones humides. Sur 100 hectares, 80 sont en prairies naturelles pour son troupeau de blondes d'Aquitaine.

Antoine Pasquier, Exploitant agricole - La Petite-Boissière (Deux-Sèvres)
« L'objectif du projet, c'est de garder l'eau sur le territoire et forcément, ça génère un microclimat qui est favorable pour la pousse de l'herbe. Ce sont des aménagements qui fonctionnent, il y a une grosse diversité, biodiversité qui se développent. Cette plus-value environnementale-là, je la retrouve dans la communication que je fais auprès des clients qui achètent ma viande en vente directe. »

Voix-off :
Après trois ans d'études, conception et concertation, les travaux ont duré quatre mois. Coût total du chantier : 132 000 €, co-financé à 50 % par l'agence de l'eau Loire-Bretagne, 20 % par l’EPTB Sèvre Nantaise, 20 % par la région Nouvelle-Aquitaine et 10 % par le conseil départemental des Deux-Sèvres.

Le bilan

Voix-off :
Deux ans après la fin du chantier, les zones humides sont alimentées. De nombreuses espèces ont réinvesti ruisseaux, mares et zones humides. Le campagnol amphibie, la loutre, 25 espèces de libellules et 130 espèces végétales ont été recensées.

Muriel Ribeyrolles, Technicienne - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« Il y a de la transparence. On voit les pierres, les herbiers aquatiques qui se sont développés. Les banquettes se sont bien végétalisées. »

Anthony Thomas, Ingénieur - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« On a des débordements qui se sont accentués sur la période hivernale. On a observé une restitution des zones humides vers le cours d'eau. Ce sont des choses intéressantes. »

Antoine Pasquier, Exploitant agricole - La Petite-Boissière (Deux-Sèvres)
« C'est encourageant. Et puis ça montre que l’on peut aussi avoir une agriculture qui développe la biodiversité. »
 
Nathalie Fricaud, Chargée d'interventions milieux aquatiques et biodiversité - Agence de l’eau Loire Bretagne
« Là, on peut montrer qu'il y a une conciliation facile et aisée entre la restauration des milieux et puis le maintien et le développement d'une activité économique. On s'est rendu compte que travailler sur les grands cours d'eau ne suffirait pas. La qualité et la quantité de l'eau se fait sur les petits cours d'eau, les chevelus. Donc maintenant, c'est un enjeu d'aller sur ces territoires de petits cours d'eau.
On est sur des Solutions Fondées sur la Nature et c'est ce vers quoi on doit tendre pour agir face au changement climatique. Donc ce type d'opération est à reproduire et à développer. »

Anthony Thomas, Ingénieur - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« Il faut nourrir de l'ambition par rapport à tout ça. Gardons l'eau sur nos territoires avec ce type d'aménagement naturel. »

Les perspectives

Voix-off :
En 2024, d'autres travaux de restauration de l’Ouin et de son bassin versant, en aval, vont être lancés. Une sensibilisation à l'environnement sera menée en parallèle sur le site, auprès des élus, des agriculteurs et des scolaires.

Jean-Paul Bregeon, Président - Établissement public territorial du bassin de la Sèvre Nantaise
« On ne va pas s'arrêter là. Ça sert d'exemple et ça va encore être reproduit un peu plus loin. Quand on fait de la qualité, on influe immédiatement sur la gestion quantitative aussi. On sait que ce qu'on fait est bon, on a la preuve qu'on réussit. Maintenant, ce qu'on souhaite, c'est pouvoir le reproduire à une échelle beaucoup plus vaste. »

Partager cette page sur :

Exemples en vidéo, partout en France

En immersion, le média des agences de l'eau
La chaîne YouTube officielle des agences de l'eau : reportages et portraits de professionnels engagés partout en France pour préserver l'eau et les milieux aquatiques.

Dans le bain de l'action
Une playlist de 13 vidéos à la rencontre de professionnels engagés dans des projets de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, partout en France.

Agence de l'eau Loire-Bretagne
La chaîne officielle de l'agence de l'eau Loire-Bretagne : retours d'expérience, actualités et actions pour préserver l'eau et les milieux aquatiques sur le bassin Loire-Bretagne.