Alimentation en eau potable

Sur le bassin Loire-Bretagne, réduire les tensions qualitatives et quantitatives est un enjeu fort pour les collectivités en charge de la production et de la distribution de l'eau potable. Reconquérir la qualité des eaux des captages prioritaires est un enjeu au 12e programme d'intervention. Ces retours d'expériences montrent comment les collectivités compétentes en matière d'alimentation en eau potable accompagnent les agriculteurs pour limiter les pollutions à la source et distribuer une eau de qualité au meilleur coût, avec l'appui technique et financier de l'agence de l'eau Loire-Bretagne.

Vidéos de retours d'expériences

Comment protéger durablement la qualité de l’eau potable face aux pesticides ?

Comment un syndicat d'eau mobilise tout un territoire agricole autour de la transition écologique pour protéger la qualité de son eau potable. Autour de ses 2 captages et 250 exploitations agricoles, sur un territoire de 100 km² qui alimente 42 communes et 140 000 habitants en Ille-et-Vilaine, le syndicat Eau du Pays de Saint-Malo mène, depuis 10 ans avec l'appui de l'agence de l'eau Loire-Bretagne, un programme d'actions représentant 6,8 millions d'euros de projets. Trois leviers structurent la démarche : l'accompagnement des agriculteurs vers des pratiques plus vertueuses via les Paiements pour Services Environnementaux, le développement de filières comme le blé noir sans intrants phytosanitaires, et l'acquisition de parcelles stratégiques louées sous conditions de zéro phyto ou de remise en herbe. Résultat en 4 ans : +9 % de surfaces en herbe sans phyto et 30 % du maïs désherbé mécaniquement, pour une eau brute où l'on retrouve désormais nettement moins d'herbicides.

Transition agroécologique : protéger l'eau durablement

Vidéo - Transition agroécologique : protéger l'eau durablement

juillet 2026

© Une image à part - Agence de l'eau Loire-Bretagne

Un territoire engagé dans la transition écologique de l’agriculture pour préserver la qualité de l’eau – Eau du Pays de Saint-Malo – Ille-et-Vilaine (35)

Voix off

Des portes de la Manche à la rive gauche de la Rance, 4 retenues comme celle-ci et 3 usines alimentent en eau potable les 42 communes et 140 000 habitants de ce territoire.

Jean-Francis Richeux – Président Eau du Pays de Saint-Malo :

« Notre travail, c'est d'avoir une eau de haute qualité. C'est ici que ça se joue. »

Michel Penhouët – Vice-président Eau du Pays de Saint-Malo :

« La qualité de l'eau potable dépend beaucoup de la qualité de l'eau brute. »

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« Dans l'eau, on retrouve les pesticides et notamment les herbicides utilisés sur les cultures de blé et de maïs. »

Voix off

Protéger l'eau est donc une priorité pour le Syndicat Eau du Pays de Saint-Malo, notamment autour des 2 captages et des 250 exploitations agricoles de ce territoire de 100 km2.

Marie Dorso – Chargée d’études agriculture – Agence de l’eau Loire-Bretagne :

« L’agence de l'eau Loire-Bretagne accompagne des programmes d'actions agricoles volontaires en préventif, ambitieux pour répondre aux enjeux du territoire, pour arriver au final à une eau de meilleure qualité. Et dans le cadre de notre 12ᵉ programme d'intervention, on a aussi recentré l'action sur les territoires à enjeu eau potable. »

Michel Penhouët – Vice-président Eau du Pays de Saint-Malo :

« On est là pour dire à des agriculteurs : il faut faire des efforts et le combat, on ne le gagne qu'avec les agriculteurs. »

Les actions accompagnées par l’agence de l’eau Loire-Bretagne

Hubert Catroux – Chargé de missions milieux naturels – Agence de l’eau Loire-Bretagne, Délégation Armorique :

« Ça va faire 10 ans que l'agence de l'eau accompagne financièrement le territoire pour améliorer l'état écologique des masses d'eau. Elle a construit un programme d'actions, financé au sein d'un accord de territoire. Ça représente 6 800 000 euros de projets, de travaux. »

Voix off

Premier levier : accélérer la transition agroécologique. Couverture des sols, allongement des rotations, remise en herbe, désherbage mécanique via des aides directes aux agriculteurs : la Conversion à l'Agriculture Biologique, les Mesures Agroenvironnementales et Climatiques et les PSE, Paiements pour Services Environnementaux, une expérimentation lancée en 2021 qui valorise les efforts des agriculteurs.

Gaëlle Prouvost – Chargée de missions agriculture – Agence de l’eau Loire-Bretagne :

« Les 31 dispositifs PSE financés par l'agence de l'eau visent des enjeux divers : la restauration de la qualité de l'eau potable, la préservation des zones humides, la lutte contre la prolifération des algues vertes et la réduction des transferts et de l'érosion. »

Marion Soulé – Conseillère Agronomie et Bassins Versants – Chambre d’Agriculture de Bretagne :

« Les idées de mesures sont venues des agriculteurs qu'on a rencontrés sur le territoire. On est sur une parcelle en bordure de cours d'eau et en partie en zone humide. »

Olivier Aubry – Eleveur et céréalier – Plerguer (Ille-et-Vilaine) :

« C'était des parcelles précédemment en maïs qu'on a réimplantées en herbe. Sur la partie maïs, sur les terres qui sont mises en PSE, on bénéficie d'une aide au désherbage mécanique qui nous a incités à limiter l'usage de phytos. S'il n'y avait pas de compensation, on serait beaucoup plus réticents à le mettre en œuvre. »

Marion Soulé – Conseillère Agronomie et Bassins Versants – Chambre d’Agriculture de Bretagne :

« Sur le désherbage mécanique, il est rémunéré 50 € par hectare. »

Olivier Aubry – Eleveur et céréalier – Plerguer (Ille-et-Vilaine) :

« On arrive à avoir un maïs qui se développe et c'est le but à atteindre. »

Yvan Hurvois – Chargé de missions agriculture – Agence de l’eau Loire-Bretagne, Délégation Armorique :

« Le PSE sort les acteurs du cadre institutionnel. Ça peut faire avancer les choses plus facilement au niveau local. Le principal attrait qu'on y voit, c'est de les faire progresser dans des pratiques qui sont plus vertueuses en matière d'environnement. »

Voix off

Résultat ici, en 4 ans, plus 9 % de surfaces en herbe sans phyto sur le bassin versant et désormais 30 % de maïs désherbé mécaniquement. »

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« Ce qu'on a constaté depuis la mise en place du PSE, c'est qu'on retrouve beaucoup moins d'herbicides dans l'eau. »

Michel Penhouët – Vice-président Eau du Pays de Saint-Malo :

« Dans les prochains PSE, on a prévu aussi de rémunérer l'agriculteur pour le travail de sa haie. »

Voix off

Deuxième levier : développer et structurer de nouvelles filières.

Loïc Cochard – Entreprise Ter-Qualitech – Ille-et-Vilaine :

« Donc là, on est sur une parcelle de blé noir, ça va dans presque tous les types de sols sans aucun intrant phytosanitaire, une culture très peu consommatrice d'eau. On arrive à faire des marges à l’hectare qui sont très intéressantes. Le moulin de Roncin à Ploërmel collecte tout le blé noir de l'association Vivaterr, le transforme dans son moulin et le vend à ses différents clients. Il y a vraiment de bons retours en termes de qualité de farine et de qualité gustative. »

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« La farine, elle est vraiment valorisée localement. C'est quand même très intéressant et très gratifiant pour nous, producteurs d'eau, de savoir que les cultures, elles sont produites localement, mais aussi dégustées localement. »

Loïc Cochard – Entreprise Ter-Qualitech – Ille-et-Vilaine :

« On a commencé avec une trentaine d'hectares la première année, on est autour de 550 cette année.

Voix off

Troisième levier : aménager les bassins versants et maîtriser le foncier. Ici, le Syndicat a acheté 25 hectares de parcelles, louées aux agriculteurs sous conditions : la culture zéro phyto du blé et du maïs ou la remise en herbe des parcelles fragiles.

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« Il y a une couverture permanente toute l'année du sol. Un des objectifs, c'est de limiter le ruissellement pour limiter le transfert de pesticides vers notre retenue de production d'eau potable. »

Voix off

Un investissement de 140 000 euros, soutenu à 70 % par l'agence.

Le bilan

Jean-Francis Richeux – Président Eau du Pays de Saint-Malo :

« L'accompagnement technique, les contacts avec l'agence de l'eau sont toujours dans le progrès. »

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« C'est un bilan très positif. On est tous mobilisés pour une eau plus propre. Il y a un enjeu de santé publique. »

Fabien Yacinthe – Coordinateur Accord de Territoire :

« Chaque action compte. Ça doit être l'objectif de tous d'avoir une eau la plus pure possible pour tous les usagers. L'eau potable, c'est fondamental. Et après, il y a tous les autres usagers en aval, dont les professionnels conchylicoles qui ont plus de 500 emplois à la clé. »

Olivier Aubry – Eleveur et céréalier – Plerguer (Ille-et-Vilaine) :

« L'environnement, c'est quelque chose de très important. On est obligé d'en prendre conscience si on veut, dans la continuité de notre activité, réussir à conjuguer la protection de l'eau et notre revenu. »

Bérangère Hennache – Responsable de la protection de la ressource en eau – Eau du Pays de Saint-Malo :

« C’est en travaillant tous ensemble et avec les gens sur le terrain, qu'on va y arriver. »

Animations pour le changement de pratiques agricoles favorables à la ressource en eau

Comment un syndicat d'eau accompagne les agriculteurs vers des pratiques plus favorables à la ressource, pour protéger un captage prioritaire d'alimentation en eau potable. Dans le Nord-Ouest de la Mayenne, territoire historique de polyculture et d'élevage laitier, le Syndicat d'Eau du Nord-Ouest Mayennais (SENOM) a lancé en 2017, avec l'appui d'un expert en pâturage, un accompagnement des éleveurs vers le pâturage dynamique afin de réduire les fuites de nitrates liées aux grandes cultures. À moins de 10 kilomètres de l'usine de production d'eau potable alimentée par la rivière la Colmont, 30 éleveurs se sont engagés dans cette démarche, avec un accompagnement individuel et des réunions collectives quatre fois par an. Coût global de l'action sur 3 ans : 45 000 €, financés à 50 % par l'agence de l'eau Loire-Bretagne, pour un résultat concret : les teneurs en nitrates mesurées à la prise d'eau ne dépassent plus les 50 mg/L, sur une courbe descendante continue.

Animations pour le changement de pratiques agricoles favorables à la ressource en eau

Vidéo - Animations pour le changement de pratiques agricoles favorables à la ressource en eau

octobre 2025

© Une image à part / Agence de l'eau Loire-Bretagne

Des animations pour le changement de pratiques agricoles favorables à la ressource sur une aire d’alimentation de captages prioritaires
SENOM - Syndicat d’Eau du Nord-Ouest Mayennais

Étienne Briot – Agriculteur - Désertines (Mayenne) :
« On est au milieu d’une parcelle d'herbe et les vaches pâturent toute la journée. Elles sont presque en 100 % herbe aujourd’hui. J'ai 3 kilomètres de rivières sur ma ferme. Le pâturage, ça me permet de préserver la ressource en eau. »

Voix Off
Dans les prés d’Étienne - 36 ans, agriculteur mayennais, les 110 vaches laitières du troupeau pâturent désormais presque toute l’année.

Étienne Briot – Agriculteur - Désertines (Mayenne)
« J'ai 32 paddocks sur ma ferme,  ils font 1 hectare 40. Ça correspond aux besoins de 110 vaches pour une journée. Ça permet de tourner rapidement et de ne pas dégrader la flore des prairies. »

Voix Off
Le Nord-Ouest de la Mayenne est historiquement un territoire de polyculture, d’élevage, de production laitière. Étienne a lâché  les grandes cultures pour 50 hectares de pâturage. Ce changement de pratique agricole a été impulsé en 2017 par Valérie, ingénieure agricole, au SENOM, et Guillaume, un expert en pâturage.

Guillaume Baloche - Responsable PâtureSens
« On accompagne les éleveurs, à mieux valoriser leurs prairies au travers de formations, de conseils. Techniquement, on travaille moins le sol, donc on a moins de fuites de nitrates. Ils font moins de maïs, moins de cultures, parce qu'ils en ont moins besoin. »

Étienne Briot – Agriculteur - Désertines (Mayenne)
« J'ai moins de concentrés, des fourrages qui sont moins onéreux, de bien meilleures marges aux 1 000 litres de lait produits. »

Corinne Morel  - Chargée d'interventions - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« Ça permet d'éviter l'érosion des sols, moins d'utilisation de produits phytosanitaires. »

Valérie Cornu - Responsable de la protection de la ressource / Syndicat d’Eau du Nord-Ouest Mayennais
« Nous sommes producteurs d’eau. Notre métier, c'est de faire de l'eau potable. On est sur des enjeux nitrates, ça a un lien direct avec les pratiques agricoles, pour nous, c'est une évidence, il faut travailler avec les agriculteurs pour voir comment on peut aller vers un objectif commun. »

Voix Off
L’objectif commun, dans cette zone de captages prioritaires, c’est l’amélioration de la qualité de l’eau, parce qu’il y a moins de 10 kms entre la ferme et l’usine de production d’eau potable, alimentée par la rivière la Colmont.

Valérie Cornu - Responsable de la protection de la ressource / Syndicat d’Eau du Nord-Ouest Mayennais
« C'est ici qu'on va mesurer l'ensemble des efforts que font les agriculteurs en amont, au niveau de cette prise d'eau. On ne dépasse plus les 50 mg/L. Et là c’est du concret. On est vraiment sur une courbe descendante des teneurs en nitrates, donc c'est vraiment une grande satisfaction pour nous. »

Corinne Morel  - Chargée d'interventions - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« Les captages prioritaires sont inscrits dans nos priorités du 12ème programme. C'est primordial au niveau environnemental mais c'est aussi prioritaire par rapport à la distribution, à la consommation des habitants. »

Jean-Paul Gahery - Vice-président, chargé de la Qualité des eaux / Syndicat d’Eau du Nord-Ouest Mayennais
« Aujourd'hui, les taux de nitrates ont bien baissé. Donc, forcément, le coût du traitement va être moins élevé. On va mener d'autres actions, notamment par rapport aux matières en suspension, aux pesticides. Les enjeux sont également très forts. Sans l’agence de l'eau, on n’aurait sans doute pas embauché une animatrice bassin versant. Si on veut mener des actions auprès des agriculteurs, il nous faut absolument quelqu'un sur le terrain en permanence pour apporter de nouvelles techniques pour préserver l’eau. »

Voix Off
Alors, pour convaincre plus d’agriculteurs : l’accompagnement individuel se poursuit, des réunions publiques sont organisées.
30 éleveurs ont créé leur réseau et sont embarqués dans ces actions de développement du pâturage .

Guillaume Baloche - Responsable PâtureSens
« 4 fois par an, on se voit pour faire le point : où ils en sont sur leur pâturage et en même temps leur proposer des solutions pour améliorer leurs performances sur la production au pâturage. C'est hyper important qu'ils puissent communiquer les uns avec les autres. Mon rôle, c'est de leur apporter un petit plus pour que le prochain obstacle, ils l’abordent mieux, de manière à ce qu'ils aient de meilleurs résultats. »

Christophe Mongodin – Agriculteur - Colombier-du-Plessis (Mayenne)
« Dans un premier temps, les réunions étaient indispensables pour se former, pour apprendre à maîtriser le pâturage dynamique. Et maintenant, c'est plutôt un partage d'expériences, l'objectif c'est d'optimiser le pâturage pour diminuer mon coût de production et pour respecter l'environnement. »

Guillaume Baloche - Responsable PâtureSens
« Si on peut faire gagner les éleveurs et la collectivité par la qualité de l'eau, on va y arriver. »

Voix Off
Coût  global de l’action, sur 3 ans : 45 000 euros, financée à 50 % par l’Agence de l’eau Loire Bretagne.

Corinne Morel  - Chargée d'interventions - Agence de l’eau Loire-Bretagne
« Cette action, elle est vraiment porteuse, on peut la dupliquer sur d'autres territoires, convaincre d'autres agriculteurs. »

Guillaume Baloche - Responsable PâtureSens
« Les surfaces en herbe progressent, les résultats générés d'un point de vue économique, humain, sont vraiment très bons. Certains éleveurs sont plus épanouis. »

Valérie Cornu - Responsable de la protection de la ressourceSyndicat d’Eau du Nord-Ouest Mayennais
Il faut persévérer et inscrire ces actions-là dans la durée. »

Étienne Briot – Agriculteur - Désertines (Mayenne)
« Préserver l'environnement le plus possible, ce sont des choses qui sont importantes pour moi. Mes enfants adorent travailler avec moi et je pense que je leur transmets de bonnes valeurs à travailler comme ça. Et à mon avis, ils prendront la suite. J’en suis presque certain. »

Comment distribuer une eau de qualité à moindre coût ?

Comment un syndicat d'eau agit à la source pour distribuer une eau de qualité à moindre coût, en réduisant la pollution avant même le captage. Le syndicat d'Eau du Val de Thouet capte chaque année 1 million de mètres cubes d'eau aux sources de Seneuil, sur une aire d'alimentation de 69 km², pour alimenter 15 communes et 10 000 habitants. Pour diminuer la charge en polluants sur les secteurs les plus sensibles du captage, le syndicat a acquis 40 hectares de parcelles agricoles, désormais converties en prairies d'élevage protégeant la nappe phréatique, et accompagne 120 agriculteurs dans l'évolution de leurs pratiques : moins d'engrais, rotations de cultures plus longues, arrêt des pesticides. L'objectif : des sols vivants, capables de retenir et d'épurer l'eau de pluie avant qu'elle ne soit puisée.

Comment distribuer une eau de qualité à moindre coût ?

Vidéo - Comment distribuer une eau de qualité à moindre coût ?

juin 2022

© Morgane Production - Les agences de l'eau

Retrouver à la source avec les agences de l’eau. Pour protéger l’eau chaque geste compte.

Comment distribuer une eau de qualité à moindre coût ?

En évitant la pollution là où on la puise, pour Cyril Griman*, du syndicat d’Eau du val de Thouet.

Moins l’eau est polluée, moins elle est traitée, moins elle coûte cher.

1 million de mètres cubes est capté chaque année aux « sources de Seneuil » sur une zone 69 km2.

Potabilisée, l’eau est distribuée à 15 communes, 10 000 habitants.

Pour diminuer la charge en polluants, le syndicat a acheté des parcelles agricoles là où l’aire de captage est la plus sensible au  cirque de Seneuil.

40 hectares sont désormais en prairies d’élevage et protègent la nappe phréatique.

120 agriculteurs sont également accompagnés dans leurs changements de pratiques. Moins d’engrais, des rotations de culture plus longues, pas de pesticides.

Le but est d’avoir des sols bien vivants capables de retenir et d’épurer l’eau de pluie avant qu’elle ne soit puisée.

C’était à la Source avec les agences de l’eau. Pour protéger l’eau chaque geste compte.

www.lesagencesdeleau.fr

*responsable service environnement.

Exemples en vidéo, partout en France

En immersion, le média des agences de l'eau
La chaîne YouTube officielle des agences de l'eau : reportages et portraits de professionnels engagés partout en France pour préserver l'eau et les milieux aquatiques.

Dans le bain de l'action
Une playlist de 13 vidéos à la rencontre de professionnels engagés dans des projets de préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, partout en France.

Agence de l'eau Loire-Bretagne
La chaîne officielle de l'agence de l'eau Loire-Bretagne : retours d'expérience, actualités et actions pour préserver l'eau et les milieux aquatiques sur le bassin Loire-Bretagne.

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