Agriculture, quelles actions financées par l’agence de l’eau Loire-Bretagne ?

Améliorer la qualité de l’eau et préserver les ressources sont deux enjeux prioritaires pour le bassin Loire-Bretagne. L’agence de l’eau accompagne les exploitations agricoles pour faire face à ces enjeux.

Depuis plus de 20 ans, l’agence de l’eau attribue des aides individuelles aux éleveurs pour mettre aux normes leurs installations de stockage des effluents. Ces investissements portent leurs fruits. Dans l’ouest du bassin, les teneurs en nitrates des cours d’eau diminuent globalement depuis une dizaine d’années.

En développant sa politique territoriale, l’agence a élargi ses interventions à l’accompagnement collectif puis individuel de l’ensemble des agriculteurs.

Les programmes d’actions agricoles qu’elle déploie visent à maîtriser l’impact des intrants agricoles et à gérer de manière équilibrée les prélèvements pour l’irrigation. Réduire la pression des pesticides sur le milieu contribue aux objectifs des plans Écophyto 1 et 2. La gestion équilibrée de la ressource répond aux besoins du plan national d’adaptation au changement climatique.

Au moment où le salon de l’agriculture ouvre ses portes, l’agence de l’eau met en ligne un document interactif qui illustre ces politiques et les nourrit de chiffres et de repères. Des chiffres qui témoignent de l’engagement constant des équipes de l’agence de l’eau pour accompagner les acteurs dans l’atteinte du bon état des rivières, des nappes et du littoral du bassin Loire-Bretagne.

L'agence de l'eau accompagne les agriculteurs (animation interactive - cliquez sur les numéros)
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Animer, conseiller, accompagnerL’agence de l’eau finance l’animation des programmes d’actions des contrats territoriaux qu’assurent des structures locales.Elle encourage l’accompagnement individuel des agriculteurs afin de faire évoluer leurs pratiques ou leur système de production.L’agence de l’eau consacre 10 millions d’euros annuellement (20 % des aides agricoles) aux actions d’animation, de conseilet d’accompagnement dans les contrats territoriaux agricoles : 9 millions d’euros visent la réduction des pollutions diffuseset 1 million d’euros la réduction des prélèvements pour l’irrigation. En moyenne sont financés chaque année :• 2 600 diagnostics d’exploitations pour identifier les pratiques ou les parcelles ayant un impact important sur la ressource en eau afin d’établir des préconisations d’évolution adaptées. • 1 500 accompagnements individuels pour apporter un soutien technique et/ou socio- économique à la mise en oeuvre des préconisations du diagnostic.• De nombreuses opérations de conseil collectif sous forme de réunions, visites d’exploitations, diffusion régulière d’informations…
L’augmentation du taux d’aideaux diagnostics individuels a favorisé leur développement. La réalisation des accompagnements individuels suit la dynamique des diagnostics.
Agir sur le foncierDans les aires d’alimentation de captages prioritaires du Sdage et les bassins versants algues vertes, l’agence accompagne les collectivités pour adapter l’usage des terres aux enjeux environnementaux.L’aide concerne la réalisation d’études foncières, l’acquisition de parcelles et la mise en gestion des parcelles acquises. Ces actions reposent sur une importante concertation au sein des contrats territoriaux entre la collectivité et le monde agricole.Depuis la mise en place de cette politique en 2013, l’agence a financé 80 actions dans 27 contrats territoriaux. 150 ha ont été acquis en moyenne chaque année, avec une aide annuelle de 500 000 euros.
Les 5 premiers contrats de gestion quantitative signés depuis 2013 permettront de réduire les prélèvements dans le milieu en période d’étiage de 59 millions de m3: • 26 millions de m3 d’eau économisés grâce à l’accompagnement des agriculteurs = consommation annuelle en eau potable de 350 000 habitants. • 33 millions de m3 d’eau stockés, répartis dans 90 projets de réserves de substitution. Les réserves collectives bénéficient de façon directe ou indirecte à 1 300 agriculteurs irrigants dans 400 communes. Deux nouveaux contrats sont en cours d’élaboration. Ils concernent 560 irrigants répartis dans 350 communes.
Gérer l’eau de façon économe et équilibréeDans les bassins en déficit quantitatif, les contrats territoriaux de gestion quantitative contribuent à un usage raisonné de la ressource en eau pour un retour à l’équilibre et au bon état des milieux aquatiques.Les programmes d’actions de ces contrats combinent :• l’accompagnement à la réalisation d’économies d’eau (optimisation de l’irrigation, mise en place de cultures moins exigeantes en eau),• la création de réserves de substitution, permettant de remplacer les prélèvements en période d’étiage par des prélèvements hivernaux. Ces programmes sont menés en cohérence avec les actions d’amélioration de la qualité des eaux et/ou des milieux aquatiques sur le même territoire.L’ agence accompagne la mise en place des organismes uniques de gestion collective de l’irrigation. L’aide porte sur l’animation, les études et la mise en place d’outils de répartition des volumes entre irrigants.L’agence consacre en moyenne 1 million d’euros par an aux actions d’animation et 11 millions d’euros à la construction des réserves de substitution.
Les programmes de maîtrise des pollutions d’origine animale, PMPOA 1 et 2 de 1994 à 2007, ont permis à 32 200 élevages de mettre aux normes leur stockage des effluents. En complément de ces programmes, 600 élevages bretons situés en zones d’excédent structurel en azote ont mis en place des stations biologiques de traitement pour la résorption de l’azote. Sur cette période, l’agence a mobilisé au total 324 millions d’euros d’aide pour financer les travaux de gestion des effluents d’élevage.
Gérer les effluents d’élevageChaque année une quarantaine d’exploitations réalisent des travaux pour résorber leurs excédents de phosphore :• compostage ou séchage des fumiers ou fientes de volailles,• centrifugation ou « raclage en V » sous caillebotis du lisier de porc avant compostage,• traitement du digestat issu de la méthanisation d’effluents d’élevage.En cumulé, chaque année, 4 300 tonnes de phosphore contenus dans les effluents de plus de 300 élevages sont valorisées comme amendement organique en dehors des zones d’élevage et en dehors des bassins sensibles à l’eutrophisation (algues vertes, amont de plans d’eau). Ces 4 300 tonnes permettent d’amender 50 000 ha de grandes cultures.Les aides de l’agence pour la mise aux normes des capacités de stockage des effluents d’élevage sont mobilisées dans les zones vulnérables aux nitrates nouvellement désignées.L’ensemble de ces aides représente annuellement 4 millions d’euros.
S’équiper pour réduire les pollutionsLes agroéquipements éligibles aux aides de l’agence sont dédiés à la réduction et à la maîtrise de l’emploi des intrants. Ils permettent d’aller au-delà des seules obligations réglementaires.Ils portent essentiellement sur des matériels de substitution à l’usage des herbicides (bineuse, houe rotative, herse étrille), des équipements spécifiques du pulvérisateur (kits de lavage, coupure de tronçons, modulation de dose) et des aménagements sur le site de l’exploitation pour réduire les risques de pollutions ponctuelles (aire du pulvérisateur et gestion des effluents phytosanitaires).Chaque année plus d’une centaine d’exploitations situées sur le périmètre d’un contrat territorial perçoivent une aide pour l’acquisition de ces agroéquipements. Le cofinancement de l’agence, de 5 000 euros en moyenne, correspond à la moitié de l’aide perçue par l’exploitation.
Aménager les parcelles pour réduire les transferts de pollutionsLes aménagements parcellaires permettent de lutter contre le transfert des nutriments et des molécules phytosanitaires, contre l’érosion des sols et la détérioration des milieux naturels (ripisylve, zones humides). Ils concernent autant les secteurs d’élevage que de grandes cultures : plans bocagers, mises en défens de zones sensibles, aménagements de zones tampons, points d’abreuvement des animaux. Ces projets de restauration, d’entretien ou de création sont menés en concertation entre l’exploitant agricole et le porteur du contrat territorial.
Au cours du programme de développement rural 2007-2013, l’agence a accompagné financièrement la contractualisation de près de 148 000 ha auprès de 4 600 exploitations pour un montant de 52 millions d’euros.
Faire évoluer les pratiques culturalesLes mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et les mesures de maintien et de conversion à l’agriculture biologique permettent d’accompagner financièrement sur 5 ans les agriculteurs qui cherchent à faire évoluer leurs pratiques culturales. L’agence apporte un cofinancement pour toutes ces mesures surfaciques, à la parcelle ou à l’échelle de l’exploitation, qui permettent de répondre aux enjeux de limitation d’intrants, de gestion quantitative et de préservation des milieux humides dans les contrats territoriaux.L’agence de l’eau consacre annuellement plus de 20 millions d’euros au financement de ces mesures. Ce montant correspond en moyenne à la moitié de l’aide perçue par les exploitants.
La contractualisation est équilibrée entre les mesures à destination des exploitations d’élevage et de grandes cultures.
Valoriser les productions favorables pour l’eauDepuis 2013, l’agence de l’eau finance des études de filières et des investissements pour valoriser les productions favorables pour l’eau : cultures économes en intrants ou en eau, agriculture biologique…
En 2016, l’agence de l’eau a accordé une aide financière de 140 000 euros à la CAVAC, coopérative agricole vendéenne, pour adapter deux moissonneuses à la récolte du chanvre. Outre la paille utilisée en matériel d’isolation pour l’habitation, cet équipement permet de recueillir les graines de chanvre pour une commercialisation en oisellerie et en cosmétique. La culture est ainsi mieux valorisée, et donc susceptible d’être davantage développée. Le développement de la culture du chanvre, qui nécessite peu d’intrants, est favorable à l’amélioration de la qualité de l’eau.

février 2017

© Agence de l'eau Loire-Bretagne • illustrations : Carakter D&S

Cette animation présente les actions de l'agence de l'eau Loire-Bretagne pour accompagner les agriculteurs dans la préservation des ressources en eau. Il s'agit des actions du 10e programme 2013-2018. Sur un schéma illustrant les différentes facettes d'une exploitation agricole, 8 groupes d'actions sont détaillées sans hiérarchisation.

1 - Animer, conseiller, accompagner

L’agence de l’eau finance l’animation des programmes d’actions des contrats territoriaux qu’assurent des structures locales. Elle encourage l’accompagnement individuel des agriculteurs afin de faire évoluer leurs pratiques ou leur système de production.L’agence de l’eau consacre 10 millions d’euros annuellement (20 % des aides agricoles) aux actions d’animation, de conseilet d’accompagnement dans les contrats territoriaux agricoles : 9 millions d’euros visent la réduction des pollutions diffuseset 1 million d’euros la réduction des prélèvements pour l’irrigation. En moyenne sont financés chaque année :

• 2 600 diagnostics d’exploitations pour identifier les pratiques ou les parcelles ayant un impact important sur la ressource en eau afin d’établir des préconisations d’évolution adaptées.
• 1 500 accompagnements individuels pour apporter un soutien technique et/ou socio-économique à la mise en oeuvre des préconisations du diagnostic.
• De nombreuses opérations de conseil collectif sous forme de réunions, visites d’exploitations, diffusion régulière d’informations…

Titre du graphique : L’augmentation du taux d’aide aux diagnostics individuels a favorisé leur développement. La réalisation des accompagnements individuels suit la dynamique des diagnostics.

2 - Agir sur le foncier

Dans les aires d’alimentation de captages prioritaires du Sdage et les bassins versants algues vertes, l’agence accompagne les collectivités pour adapter l’usage des terres aux enjeux environnementaux.L’aide concerne la réalisation d’études foncières, l’acquisition de parcelles et la mise en gestion des parcelles acquises. Ces actions reposent sur une importante concertation au sein des contrats territoriaux entre la collectivité et le monde agricole.Depuis la mise en place de cette politique en 2013, l’agence a financé 80 actions dans 27 contrats territoriaux. 150 ha ont été acquis en moyenne chaque année, avec une aide annuelle de 500 000 euros.

3 - Gérer l’eau de façon économe et équilibrée

Dans les bassins en déficit quantitatif, les contrats territoriaux de gestion quantitative contribuent à un usage raisonné de la ressource en eau pour un retour à l’équilibre et au bon état des milieux aquatiques.Les programmes d’actions de ces contrats combinent :

• l’accompagnement à la réalisation d’économies d’eau (optimisation de l’irrigation, mise en place de cultures moins exigeantes en eau),

• la création de réserves de substitution, permettant de remplacer les prélèvements en période d’étiage par des prélèvements hivernaux. Ces programmes sont menés en cohérence avec les actions d’amélioration de la qualité des eaux et/ou des milieux aquatiques sur le même territoire.L’ agence accompagne la mise en place des organismes uniques de gestion collective de l’irrigation. L’aide porte sur l’animation, les études et la mise en place d’outils de répartition des volumes entre irrigants.L’agence consacre en moyenne 1 million d’euros par an aux actions d’animation et 11 millions d’euros à la construction des réserves de substitution.

Zoom 3:

Les 5 premiers contrats de gestion quantitative signés depuis 2013 permettront de réduire les prélèvements dans le milieu en période d’étiage de 59 millions de m3:

26 millions de m3 d’eau économisés grâce à l’accompagnement des agriculteurs = consommation annuelle en eau potable de 350 000 habitants.

• 33 millions de m3 d’eau stockés, répartis dans 90 projets de réserves de substitution.
Les réserves collectives bénéficient de façon directe ou indirecte à 1 300 agriculteurs irrigants dans 400 communes.
Deux nouveaux contrats sont en cours d’élaboration.
Ils concernent 560 irrigants répartis dans 350 communes.
4 - Gérer les effluents d’élevageChaque année une quarantaine d’exploitations réalisent des travaux pour résorber leurs excédents de phosphore :
• compostage ou séchage des fumiers ou fientes de volailles,
• centrifugation ou « raclage en V » sous caillebotis du lisier de porc avant compostage,
• traitement du digestat issu de la méthanisation d’effluents d’élevage.

En cumulé, chaque année, 4 300 tonnes de phosphore contenus dans les effluents de plus de 300 élevages sont valorisées comme amendement organique en dehors des zones d’élevage et en dehors des bassins sensibles à l’eutrophisation (algues vertes, amont de plans d’eau). Ces 4 300 tonnes permettent d’amender 50 000 ha de grandes cultures.Les aides de l’agence pour la mise aux normes des capacités de stockage des effluents d’élevage sont mobilisées dans les zones vulnérables aux nitrates nouvellement désignées.L’ensemble de ces aides représente annuellement 4 millions d’euros.

Zoom 4 :

Les programmes de maîtrise des pollutions d’origine animale,
PMPOA 1 et 2 de 1994 à 2007, ont permis à 29 000 élevages de mettre aux normes leur stockage des effluents.
En complément de ces programmes, 420 élevages bretons situés en zones d’excédent structurel en azote ont mis en place des stations biologiques de traitement pour la résorption de l’azote.
Sur cette période, l’agence a mobilisé au total 326 millions d’euros d’aide pour financer les travaux de gestion des effluents d’élevage.

5 - S’équiper pour réduire les pollutions

Les agroéquipements éligibles aux aides de l’agence sont dédiés à la réduction et à la maîtrise de l’emploi des intrants. Ils permettent d’aller au-delà des seules obligations réglementaires.Ils portent essentiellement sur des matériels de substitution à l’usage des herbicides (bineuse, houe rotative, herse étrille), des équipements spécifiques du pulvérisateur (kits de lavage, coupure de tronçons, modulation de dose) et des aménagements sur le site de l’exploitation pour réduire les risques de pollutions ponctuelles (aire du pulvérisateur et gestion des effluents phytosanitaires).Chaque année plus d’une centaine d’exploitations situées sur le périmètre d’un contrat territorial perçoivent une aide pour l’acquisition de ces agroéquipements. Le cofinancement de l’agence, de 5 000 euros en moyenne, correspond à la moitié de l’aide perçue par l’exploitation.

6 - Aménager les parcelles pour réduire les transferts de pollutions

Les aménagements parcellaires permettent de lutter contre le transfert des nutriments et des molécules phytosanitaires, contre l’érosion des sols et la détérioration des milieux naturels (ripisylve, zones humides). Ils concernent autant les secteurs d’élevage que de grandes cultures : plans bocagers, mises en défens de zones sensibles, aménagements de zones tampons, points d’abreuvement des animaux. Ces projets de restauration, d’entretien ou de création sont menés en concertation entre l’exploitant agricole et le porteur du contrat territorial.

7 - Faire évoluer les pratiques culturales

Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et les mesures de maintien et de conversion à l’agriculture biologique permettent d’accompagner financièrement sur 5 ans les agriculteurs qui cherchent à faire évoluer leurs pratiques culturales. L’agence apporte un cofinancement pour toutes ces mesures surfaciques, à la parcelle ou à l’échelle de l’exploitation, qui permettent de répondre aux enjeux de limitation d’intrants, de gestion quantitative et de préservation des milieux humides dans les contrats territoriaux.L’agence de l’eau consacre annuellement plus de 20 millions d’euros au financement de ces mesures. Ce montant correspond en moyenne à la moitié de l’aide perçue par les exploitants.

Zoom 7 : Au cours du programme de développement rural 2007-2013, l’agence a accompagné financièrement la contractualisation de près de 148 000 ha auprès de 4 600 exploitations pour un montant de 52 millions d’euros

Titre du graphique en camenbert : La contractualisation est équilibrée entre les mesures à destination des exploitations d’élevage et de grandes cultures. Création de prairies 5300 hectares ; Agriculture biologique 3600 hectares ; Cultures intermédiaires 6600 hectares ; Réductions des intrants en grandes cultures 62300 hectares ; Systèmes herbagers économes en intrants 70300 hectares.

8 - Valoriser les productions favorables pour l’eau

Depuis 2013, l’agence de l’eau finance des études de filières et des investissements pour valoriser les productions favorables pour l’eau : cultures économes en intrants ou en eau, agriculture biologique…

Zoom 8 : En 2016, l’agence de l’eau a accordé une aide financière de 140 000 euros à la CAVAC, coopérative agricole vendéenne, pour adapter deux moissonneuses à la récolte du chanvre. Outre la paille utilisée en matériel d’isolation pour l’habitation, cet équipement permet de recueillir les graines de chanvre pour une commercialisation en oisellerie et en cosmétique.
La culture est ainsi mieux valorisée, et donc susceptible d’être davantage développée. Le développement de la culture du chanvre, qui nécessite peu d’intrants, est favorable à l’amélioration de la qualité de l’eau.

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